
C’est bien un coureur slovène qui remportera ce dimanche, le 107e Tour de France mais pas celui qu’on attendait. Au terme d’un contre-la-montre époustouflant, Tadej Pogacar a renversé le Tour et repris les 57 secondes de handicap qu’il avait au départ sur son compatriote Primoz Roglic, totalement sonné à l’arrivée. La veille de son 22e anniversaire qu’il fêtera ce lundi, Pogacar deviendra ce dimanche le plus jeune vainqueur de l’histoire du Tour depuis la fin de la deuxième guerre mondiale.

Que ressentez-vous après ce final renversant ?
TADEJ POGACAR. Je suis en plein rêve, je ne sais pas quoi dire. On rêvait de ça depuis le début et on a réussi. C’est incroyable ! Prendre le maillot jaune sur la dernière journée (il reste l’ultime étape sur les Champs-Elysées ce dimanche), c’était un rêve. Vous savez, mon rêve, c’était juste d’être sur le Tour de France et là je viens de le remporter. C’est insensé.
Vous connaissiez bien le parcours de l’étape. Est-ce qui a fait la différence ?
On a fait une reconnaissance et je connaissais chaque virage, chaque endroit où accélérer. Pourtant, je n’entendais mon directeur sportif à la radio que sur la première partie. Ensuite, je n’entendais plus rien dans la montée à cause du bruit de la foule. Mais comme je le connaissais bien, je suis allé à fond jusqu’au bout.
Pensiez-vous, au départ, reprendre 57 secondes à Primoz Roglic ?
Honnêtement, pas du tout. Je ne pensais pas reprendre tout ce temps. Roglic avait l’air en panne mais c’est seulement quand il est arrivé que je me suis rendu que j’avais gagné la course. Au départ ce matin, je m’imaginais finir deuxième du Tour et j’en étais déjà très content.
Vous imaginez ce que ressent votre compatriote Roglic ?
Je suis triste pour lui car c’est horrible de perdre le maillot jaune sur la dernière étape. J’ai beaucoup de respect pour lui. C’est un bon ami et il était le meilleur coureur sur l’ensemble du Tour. Mais c’est la course.
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Comment avez-vous réalisé cet exploit ?
Je ne sais pas, je ne sais pas à quoi dire. Je ne sais pas comment j’ai fait ça. Vraiment, c’est la vérité. J’ai pris chaque étape une par une, chaque soir j’appelais ma petite amie qui me disait de rester calme, de ne pas stresser durant ces trois semaines. C’était peut-être la bonne méthode.
Où avez-vous trouvé l’énergie après avoir perdu du temps dans le col de la Loze ?
Au col de la Loze, il y avait des coureurs plus forts que moi. Mais je me suis battu jusqu’au bout car cela fait partie de moi. Je ne renonce jamais.
On dit que vous avez gagné le Tour sans équipe autour de vous…
C’est inexact. Je suis très fier de mon équipe. Sans elle, je n’y serais pas arrivé. Mes coéquipiers ont fait de gros efforts et c’est d’abord un travail d’équipe. Nous avons fait les reconnaissances ensemble et grâce à cela, je connaissais chaque virage, chaque lacet, toutes les routes. Je savais où accélérer. Je voudrais vraiment féliciter tout le monde : mes directeurs sportifs, mes mécaniciens et mes coéquipiers.
Vous avez conscience de succéder à d’immenses c
oureurs qui ont gagné le Tour ?
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